Empire City

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 Mathilda Kraftwerk

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Maus
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Date d'inscription : 03/03/2013
Age : 34

MessageSujet: Mathilda Kraftwerk   Lun 4 Mar - 2:26


MATHILDA KRAFTWERK


Nom : Kraftwerk
Prénom : Mathilda
Surnom : Maus ("Souris" en Allemand)
Age : 14 ans
Sexe : Féminin
Yeux : Marron foncé
Cheveux : Noirs
Taille : 163 cm
Poids : 53 kg
Groupe Sanguin : 0+
Signes particuliers : Peau et vêtements sempiternellement tâchés de cambouis. Cheveux sales avec deux petites couettes.

Classe : Techie
Classe secondaire : Mécano

Art martial (pour combattants) : Karaté
Spoiler:
 
Compétences :
- Armes à feu niveau 1
- Combat rapproché niveau 1
- Réparation niveau 2
- Connaissance des véhicules niveau 1
- Connaissance de la robotique niveau 2
- Informatique niveau 1

Inventaire :
- Lecteur MP 9
- Sac en bandouillère gris clair
- Deux livres : journal de son père Elias, et le Sefer Yetsira
- Bracelet anti-électricité statique (pour éviter les parasites)
- Câbles divers (dans le sac)
- Outils de bricolage et de réparation
- PEDRO 2.0 : Personal Droid de classe B

Fringues :

Alignement : CB

Caractère psychologique :
Timide et renfermée au premier abord, Mathilda peut facilement se montrer bavarde, délurée et très démonstrative dès qu'elle commence à connaître son interlocuteur (preuves verbales d'affection, insultes ...). Certains diront même qu'elle peut devenir désastreusement collante. Dans tous les cas elle est très lunatique, pouvant passer du mutisme le plus total aux grands cris de joie — ou de colère. Bien que fondamentalement indépendante, c'est en fait une personne sans cesse tiraillée entre son désir de solitude et son besoin d'interactions sociales. Elle est secrète, émotive, prudente, méfiante, capricieuse, créative, rêveuse, tantôt très réfléchie, tantôt impulsive. Malgré son apparence de jeune fille brisée, Mathilda est solide et garde une certaine constance dans son inconstance. La vie l'ayant déjà beaucoup malmenée, elle sera toujours perturbée, névrosée, mais surmontera — ou esquivera — toujours les horreurs modernes (du moins d'un point de vue psychologique). Elle a notamment appris à se réfugier dans son propre monde pour survivre. C'est probablement pour cela qu'elle parle avec son droïde comme s'il s'agissait d'un humain, et ce même lorsqu'il est hors tension.

Histoire :
Le père de Mathilda, Elias Kraftwerk, semblait destiné à un grand avenir de cybernéticien lorsque, en 2096, l'Einsnadler reprit le pouvoir. Cette année là, il n'y avait plus de doute sur l'idéologie réelle du parti d'Adalbert. En réponse Elias Kraftwerk, d'obédience juive, fit le choix de tout quitter. Il fuit le cœur de la ville et, après quelques mois d'errance, s'installa dans un abri anti-atomique abandonné aux alentours de l'actuel secteur Y. Là, il vécut ou plutôt survécut durant de longues années, subsistant comme il le pouvait en récoltant des conserves abandonnées, en troquant du matériel avec des nomades de passage, ou encore en réparant les machines des refuges anarchistes du coin contre quelques denrées. 20 ans plus tard, son abri souterrain était devenu presque confortable. De nombreux appareils de sa création lui assuraient une certaine protection. Il rencontra même une femme. Après l'avoir plusieurs fois croisée lors de ses excursions à "l'extérieur", il la ramena dans son nid douillet. Il y vécurent heureux, 9 mois. En effet elle tomba rapidement enceinte et, en dépit de toutes les machineries d'Elias, elle mourut en couche.

Ainsi naquit Mathilda, le 4 mars 2116. Elias avait alors 39 ans. Il l'éleva, la choya, faisant tout pour qu'elle ait le moins possible besoin de sortir. Dans l'abri ils étaient tranquilles. Dehors ... c'était différent. D'autant plus qu'Empire City avait étendu son emprise. Ce qui n'était jadis qu'un désert de ruines sans nom était désormais le secteur Y. Et les soldats de l'Einsnadler aimaient venir s'y "entraîner". Mathilda, de son côté, vivait donc dans l'ignorance de tout ceci. Elle passait le plus clair de son temps à se raconter des histoires et à jouer avec ses petites constructions faites de bric et de broc. Elle vivait dans une relative sérénité, pratiquement inconsciente des dangers que son père devait affronter à chaque fois qu'il sortait. Il l'avait tout de même mise en garde contre certaines choses. Il avait par exemple dû lui apprendre à lire avec le Sefer Yetsirah, seul livre qu'il possédait. Or, il précisa bien qu'elle ne devrait jamais montrer ce livre à quiconque. Il lui en dirait plus en temps voulu...

........

Ce jour-là Mathilda avait 9 ans. C'était son anniversaire. Papa était parti lui chercher un cadeau. En attendant elle jouait avec Monsieur Boulons et Super Tournevis, ces deux figurines préférées — des faites main bien entendu. Super Tournevis s'apprêtait à sauver son compagnon d'aventure qui était coincé dans les filets de leur ennemi juré lorsque des détonations retentirent à l'extérieur. La fillette se redressa. On aurait dit les explosions qu'on entendait parfois sur la télé que Papa avait construite et dont l'antenne déconnait tout le temps. Plus de bruit. Mathilda reposa ses genoux dans la poussière pour poursuivre son épopée imaginaire.
Monsieur Tournevis était toujours pris au piège et un robot-araignée, probablement envoyé par le méchant, était sorti de sous le frigo qui fait tout le temps "bzzzzzzzz". Il allait attaquer ! Heureusement Super Tou...
Elle entendit le bruit caractéristique du sas qui s'ouvre. Papa était en haut et allait arriver. Elle allait avoir son cadeau ! Mathilda fit un grand sourire et envoya balader le robot-araignée grâce au turbo-poing-tournoyant de Super Tournevis.

"Papa !"

Il descendait l'échelle, avec un gros sac dans le dos.

"Papa ?"

Le sac devait être très lourd car Papa descendait tout doucement et son épaule droite était toute affaissée. Lorsqu' Elias posa enfin les pieds au sol il laissa tomber le sac de jute puis s'assit contre le mur. Il respirait fort. Très fort. Et ça faisait un bruit bizarre. Un peu comme quand on essaye de gonfler une chambre à air percée. Sa veste était toute rouge.

"Papa ? Tu es cassé ?"

Il fit "oui" de la tête. On aurait dit qu'il ne pouvait pas parler. Mathidla s'approcha de lui. Il la regarda d'un air tendre et triste. Il souriait et grimaçait en même temps. C'était bizarre. Moins d'une minute après, il dormait. Elle entendait encore sa respiration sifflante. Elle essaya de le réparer. Il y avait un trou dans le torse. Elle y mit du temps, mais avec des agrafes, des rivets et quelques plaques, elle parvint à le boucher. Ça ne faisait plus de bruit. Ça ne faisait plus de bruit du tout. Et Papa était tout froid ...

Mathilda ouvrit le sac de jute. A l'intérieur il y avait une tête de robot toute grise. Un beau gris, comme les mines de crayons. Il avait deux yeux et une bouche qui souriait. Elle contempla le visage de la machine puis sentit les larmes sur ses propres joues. Elle s'adressa à la tête sans corps avec une petite voix tremblotante.

"Tu veux bien être mon nouveau Papa ?"

........

Le temps passa, inexorablement, ouvrant de nouvelles plaies et fermant les vieilles blessures, sans toutefois effacer les cicatrices.
Après la mort de son père, Mathilda resta cloîtrée, encore, dans l'abri anti-atomique. Mais vint fatalement le jour où elle dut sortir, d'abord pour trouver de l'eau, puis pour de la nourriture, puis pour récupérer des pièces afin de finir son nouveau robot. Elle s'adapta comme elle put — plutôt bien vu le contexte. Elle eut aussi la chance de ne croiser nul meurtrier d'enfant. Il faut aussi préciser qu'avant de mourir Elias avait laissé des écrits, assez nombreux. Il s'agissait d'un grand journal destiné à sa fille. Elle l'avait trouvé sous le frigo (toujours aussi bruyant) en cherchant un écrou qui s'était échappé. Dedans il y avait pleins de notes, des conseils et des mises en garde, ainsi qu'un véritable manuel de bricolage.

A l'aube de ses 13 ans, soit l'année dernière, Mathilda croisa une grande femme qui lui dit qu'elle devrait aller avec elle au secteur X, qu'elle y trouverait du travail, qu'elle y serait mieux. La fillette accepta. Son père n'avait pas eu le temps de la mettre en garde contre ce genre de choses dans son journal. Mathilda venait justement de finir son robot. Elle avait monté la tête sur un torse de la même couleur, et le torse sur une paire de chenille. Il ne savait que rouler, mais il allait vite ! Ainsi Mathilda suivait fièrement la maquerelle. Il y avait d'autres filles de son âge, ou un peu plus âgées, ainsi qu'un gros monsieur, mais ça ne l’intéressait pas. Elle ne quittait pas des yeux sa création, marchant juste derrière ses chenilles rutilantes.
Tandis qu'elle se faisait des grimaces, regardant son propre reflet sur le dos lustré du robot, une fusillade retentit. La plupart des filles tombèrent au sol. Une ou deux parvinrent à s'enfuir. La grande dame dégaina une arme et se planqua derrière la cadavre du gros type. Mathilda ne vit pas la suite. Elle resta derrière son robot. Quelques minutes plus tard, il n'y avait plus personne. Plus personne de vivant. Et son ami était criblé de trous.

........

Aujourd'hui, Mathilda vit dans le secteur X. Pas en tant que filles des rues, non : sa débrouillardise semble lui avoir évité ce destin. A la place elle répare des sex-toys mécaniques ou des "dolls", ces espèces de robots sexuels. Pour se défendre elle apprend le karaté, bien que sa carrure de souris ne lui donne que peu d'espoir en cas d'agression. Heureusement et en contrepartie elle s'est trouvée une bonne planque : miteuse, humide, souterraine, minuscule, mais parfaitement dissimulée et à l'entrée bien protégée. Sans le code et sans son empreinte digitale, c'est l'électrocution assurée. Lorsqu'elle a un peu de temps elle retape son robot. Après avoir appris que la tête venait d'un modèle Personal Droïd class 2, elle l'a nommé PEDRO 2.0. Ça lui va bien. Lorsqu'elle est arrivée dans les quartiers du secteur X avec lui il ne lui restait plus que la tête. Elle avait dû abandonner le reste, trop abîmé et trop encombrant. Mais aujourd'hui il avait de nouveaux des chenilles et même des bras. Et bientôt il parlerait ! Mais d'abord il fallait finir de réparer ces dolls ...


DERRIERE L'ECRAN


Prénom ou pseudo : Ludo
Âge : 28 ans
Ville : Paris

Mais au fait... T'es qui? : Bah euh ... c'est moi ?
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MJ
Maître du Jeu
Maître du Jeu
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Messages : 500
Date d'inscription : 09/11/2012

MessageSujet: Re: Mathilda Kraftwerk   Lun 4 Mar - 8:02

Touchante l'histoire, j'aime beaucoup Smile tu es validé ! ^^
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http://blackdiamond.forumactif.fr
 
Mathilda Kraftwerk
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